Dieu utilise un mendiant pour te parler.

Une histoire qui n’est pas de moi.

Jean Tauler et le mendiant.

Jean Tauler (1300-1361) demandait à Dieu depuis huit ans, par des prières continuelles, de lui faire rencontrer un homme qui lui apprit la vraie vie spirituelle. Un jour que ce désir était plus vif en lui que de coutume, il entendit une voix lui dire: « Sors, et va à la porte de telle l’église – tu y trouveras l’homme que tu cherches ».

Tout joyeux, Tauler s’y rendit aussitôt et trouva à la porte de cette église un mendiant très misérable, vêtu de haillons, les pieds nus et couverts de boue.

Tauler le regarda, le salua et lui dit: « Bonjour mon ami ».
A quoi le pauvre répondit: « Je ne me souviens pas d’avoir jamais eu de mauvais jour ».

Tauler reprit: « Que Dieu vous donne la prospérité et une heureuse vie ».
« Je vous remercie, répliqua le mendiant, du bon souhait que vous me faites, mais je n’ai jamais été malheureux et je ne sais ce que c’est que l’adversité. »

Entendant cela, Tauler reprit: « Dieu vous bénisse, mon ami – mais je vous prie, parlez un peu plus clairement, car je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire ».

Le pauvre répondit: « Je le ferai volontiers ».

« Vous m’avez d’abord souhaité le bonjour. Je vous ai répondu que je ne me souvenais pas d’en avoir jamais eu de mauvais – parce que, quand j’ai faim, je loue Dieu – quand j’ai froid, je Le bénis – s’il neige, s’il grêle, s’il fait beau ou mauvais temps, si l’on me méprise, si l’on me rebute, si je me trouve en quelque nécessité, je glorifie le Seigneur – et c’est pour cela que n’ai jamais vu de mauvais jours. »

« Ensuite vous m’avez souhaité une heureuse vie, je vous ai répondu que je n’avais jamais été malheureux, la prospérité, et je vous ai répondu que je n’avais jamais connu l’adversité – ce qui est vrai, car je me suis accoutumé à vouloir sans réserve tout ce que Dieu veut et à m’abandonner absolument à Sa conduite, que je sais ne pouvoir être que très bonne. C’est pourquoi tout ce qui m’arrive, prospérité ou adversité, douceur ou amertume, je le regarde d’un bon œil, et je le reçois avec joie de la main du Seigneur comme ce qui est le meilleur pour moi. Et voilà pourquoi j’ai toujours joui d’une vie contente et bienheureuse – je n’ai donc jamais été dans l’adversité. »

« D’où venez- vous, mon ami ? », dit encore Tauler.
« Je viens de Dieu », répondit le pauvre.

« Et où avez-vous trouvé Dieu ? »
« Je L’ai trouvé aussitôt que j’ai quitté les choses créées. »

« Où est Dieu ? »
« Il est dans les cœurs purs et les âmes de bonnes volonté. »

Tauler ajouta: « Mais qui êtes- vous ? »
« Je suis roi », répondit le mendiant.

« Où est votre royaume ? »
« Il est en mon esprit, où je tiens tout en ordre, les passions obéissant à la raison, et la raison à Dieu. Voilà comment je suis roi – mon royaume est donc bien plus noble et plus précieux que ceux de la terre. »

Enfin, Tauler lui demanda ce qui l’avait conduit à ce bonheur spirituel.

« C’est, répondit le pauvre, le grand silence que j’ai gardé, me taisant beaucoup avec les hommes, pour parler souvent à Dieu – ce sont mes méditations et l’union que j’ai eue avec sa divine Majesté – je n’ai pas pu prendre repos ni consolation en aucune chose créée – c’est pourquoi j’ai trouvé mon Dieu, en qui maintenant je possède un parfait repos et une paix profonde. »

Le docteur en théologie comprit par là que la soumission à la volonté de Dieu, jointe à une humilité profonde, est la voie la plus courte pour aller à Dieu.
Source: diverses sources sur le Net

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